
Journée internationale de la paix 2021 : les Geneva PeaceTalks, 21 septembre
Alors que nous commençons à nous remettre de la pandémie de COVID-19, nous sommes inspirés à réfléchir de manière créative et collective à la façon d'aider tout le monde à mieux se rétablir, à renforcer la résilience et à transformer notre monde en un monde plus égal, plus juste, équitable, inclusif, durable et plus sain.
La 9e édition des Geneva PeaceTalks se tiendra le mardi 21 septembre 2021. Diffusé en direct depuis le Palais des Nations à Genève, l'événement est organisé sous le thème officiel des Nations Unies pour la Journée internationale de la paix : « Récupérer mieux pour un monde équitable et durable Recovering Better for an Equitable and Sustainable World ».
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A travers de courtes conférences, onze conférenciers de différents horizons et de différentes parties du monde raconteront leurs histoires, partageant leurs apprentissages tangibles et leurs idées tirées de leurs expériences dans les domaines du changement climatique, de la danse, de l'éducation, de la santé, de la musique et de la consolidation de la paix.
Les onze intervenants partageant leur vision de la paix et du redressement sont :
Le discours d'ouverture sera prononcé par António Guterresneuvième secrétaire général des Nations Unies et Tatiana Valovaya13e directrice générale de l'Office des Nations Unies à Genève. L'événement sera modéré par Sarah Nobleconservatrice des PeaceTalks, et Karen Chica Gómezmilitante afro-équatorienne et étudiante à l'Institut universitaire de hautes études internationales et du développement de Genève.
Quoi
Les Geneva PeaceTalks 2021 sont organisés sous le thème « Récupérer mieux pour un monde équitable et durable ». A travers de courtes conférences de 8 à 10 minutes, les participants partagent leur vision, leurs pensées et leurs expériences de la paix avec des publics du monde entier. Cette édition sera la 9e des Geneva PeaceTalks.th edition of the Geneva PeaceTalks.
Co-fondé en 2013, PeaceTalks est une plate-forme mondiale dédiée à la narration et au partage d'histoires inspirantes pour la paix. Exploitant le pouvoir de la narration, les PeaceTalks créent un espace encourageant le dialogue, la réflexion et l'espoir. Plus d'informations et de vidéos des éditions précédentes sur : www.peacetalks.net
Qui
Les Geneva PeaceTalks sont un événement public organisé par l'Office des Nations Unies à Genève, Interpeacela Plateforme de consolidation de la paix de Genève et le gouvernement suisse.L'événement est rendu possible grâce au soutien de Salesforce, Mirabaud, Geneva Water Hub et International School of Geneva.
Quand
L'événement est prévu lors de la Journée internationale de la paix, le 21 septembre 2021, de 16h00 à 17h30.
Ou
Diffusé en direct en ligne depuis la salle XVIII, Palais des Nations, Genève. En raison des restrictions liées au COVID-19, les places sont limitées. Tous les participants en personne doivent être pré-inscrits en ligne. Veuillez nous contacter pour plus d'informations.
CONTACT:
Sarah Noble, curatrices des PeaceTalks noble@interpeace.org
Tel: 079 551 6132
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Partners

Répondre aux besoins immédiats des personnes touchées par les conflits ainsi qu'aux causes sous-jacentes des crises prolongées nécessite une synergie cohérente, une coordination efficace et un engagement à long terme des acteurs humanitaires, de développement et de consolidation de la paix.
The recurring and multifaceted nature of conflicts around the world today - and particularly in Burkina Faso - underlines the need for a closer collaboration and deeper coordination by these actors in the humanitarian, development and peacebuilding sector.
Les acteurs humanitaires et de développement prennent conscience de la nécessité d'investir davantage dans des interventions qui contribuent à mettre fin aux besoins et à renforcer la paix en même temps. Conscient de cette situation, le système des Nations Unies au Burkina Faso a mandaté Interpeace, à travers le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), pour mener une étude qui cartographie les capacités de ces acteurs pour l'opérationnalisation de l'approche nexus humanitaire-développement-paix.
Après cette analyse Interpeace et le PNUD ont réuni des acteurs clés pour opérationnaliser une plate-forme pour le lien humanitaire-développement-paix dans le pays. L'atelier de deux jours dans la capitale Ouagadougou, du 1 au 2 juillet 2021, a réuni près d'une centaine de participants représentant toutes les parties prenantes concernées.
« Malgré les défis sécuritaires actuels qui rendent les actions sur le terrain difficiles, nous ne devons pas abandonner les populations vulnérables. C'est le défi pour les acteurs de l'humanitaire, du développement et de la consolidation de la paix, d'où l'importance de rendre le lien opérationnel au Burkina Faso », a expliqué la coordonnatrice résidente du Système des Nations Unies au Burkina Faso, Metsi Makhetha.
L'étude menée par Interpeace depuis près d'un an a porté sur les mécanismes de coordination des actions, l'adaptation organisationnelle, l'inclusion des acteurs locaux dans le cycle de vie du projet, ainsi que les mécanismes de financement des partenaires techniques et financiers.
« Nous devons insister sur la nécessité d'une approche multidimensionnelle et holistique pour répondre à la nature multidimensionnelle des défis auxquels le Burkina Faso est confronté », a déclaré, le représentant résident du PNUD, Mathieu Ciowela , qui a décrit le nexus comme un accélérateur pour l'agenda 2030 des Nations Unies.
L'une des principales recommandations formulées par les populations elles-mêmes était la nécessité de les impliquer davantage tout au long du processus, de l'évaluation de leurs besoins à la mise en œuvre jusqu'au suivi et à l'évaluation des projets.
« Le nexus sera opérationnalisé au Centre-Nord [région] car les acteurs sont désormais sensibilisés à la démarche. Il existe des organisations qui ont déjà intégré l'approche dans la planification de leurs activités. Nous jouerons notre rôle pour renforcer la synergie d'actions entre tous les acteurs de la région », a expliqué le président du Conseil régional de la région Centre-Nord du Burkina Faso, Adama Sawago.
« L'inclusion de tous est nécessaire pour construire les interventions autour d'outils consensuels qui pourraient renforcer la synergie d'action entre les acteurs et mieux répondre aux besoins des populations » Cette citation est trop répétitive avec la précédente,pas très adapté, a déclaré le directeur général de l'aménagement du territoire, Charles Dalla, qui représentait le ministre délégué chargé de l'aménagement du territoire.
Les participants à l'atelier ont exprimé leur satisfaction quant à la qualité des données de la recherche d'Interpeace et ont apprécié les riches discussions qu'ils ont eues sur les résultats. Quelques recommandations ont été faites à l'issue de l'atelier qui, si elles sont mises en œuvre, faciliteront l'opérationnalisation de l'approche nexus.
« Au-delà de la coordination et de la cohérence des interventions au profit des populations, l'établissement d'un lien humanitaire-développement-paix est un véritable accélérateur de développement au Burkina Faso. Il est donc impératif de le mettre en œuvre d'urgence en mettant en place une structure crédible, inclusive et participative, en mobilisant les acteurs politiques et en impliquant les acteurs locaux », a déclaré, le représentant d'Interpeace au Burkina Faso, Cheick Faycal Traoré.
Some of the recommendations from the study include: a call for the process to be given political validation and anchored in national institutions in line with mechanisms of the national development repository; the creation of a technical committee to support, guide and develop the tools needed to implement the nexus; develop an interactive database that presents, in real time, an overview of the humanitarian, development and peacebuilding interventions carried out by both the government and technical and financial partners; pilot the new approach in the regions first, especially in those areas where the study was carried out and use the evidence and lessons learned to scale it up at national level; strengthen the coordination, flexibility and duration of funding in order to facilitate access by local actors and taking into account emergencies; strengthen the role of deconcentrated and decentralized actors, civil society and the concerned populations in the project life cycle; and deepen the work of the Troïka – a framework for consulting technical and financial partners - on joint analysis and data sharing.
L'étude inclusive d'Interpeace a été réalisée dans trois des régions administratives du pays - la région du Sahel, la région de la Boucle du Mouhoun et la région du Centre-Nord. Les données ont été recueillies à partir d'entretiens individuels, de discussions de groupe et d'une revue de la littérature.
La Libye traverse des mois difficiles alors que le pays se dirige vers les élections du 24 décembre. Le 2 juillet 2021, le Forum de dialogue politique libyen (LPDF), soutenu par l'ONU, n'est pas parvenu à un consensus sur les bases constitutionnelles des prochaines élections. Plus tôt en juin, lors de la deuxième conférence de Berlin, il n'y avait pas eu de progrès significatif en termes de retrait de troupes ou de mercenaires étrangers du pays.
Dans ce contexte fortement divisé, les processus de réconciliation communautaires sont essentiels pour résoudre les conflits découlant des griefs locaux. Cependant, trop souvent, les populations et communautés locales ne sont pas suffisamment impliquées dans les processus de paix de haut niveau. Pour combler ce fossé, Interpeace a réuni un large éventail d'agents de changement impliqués dans l'établissement d'une vision commune des priorités pour la paix afin d'apporter des solutions au niveau local à travers le dialogue communautaire.
Les profondes divisions politiques qui caractérisent la Libye découlent et alimentent les griefs locaux – créant un cercle vicieux et rendant le travail au niveau communautaire d'autant plus important. Depuis 2011, l'engagement d'Interpeace en Libye s'est concentré sur le développement d'infrastructures locales pour la paix et la cohésion sociale. Au milieu de cet état de conflit prolongé, les Libyens sont frustrés par la stagnation politique continue, l'échec des processus de dialogue et les promesses non tenues. Dans le contexte de crise multiforme de longue date en Libye, les espoirs d'une transition démocratique dans les prochains mois sont grands, même avec les derniers revers, mais cette situation est compliquée par de nombreux défis sociaux et politiques en plus du conflit en cours et de la propagation du Covid-19.
Les années de conflit ont également affaibli la cohésion sociale déjà fragile et creusé les écarts dans le pays. Le rétablissement de celle-ci et de l'inclusion doit être une priorité tout en construisant une paix durable dans une situation de conflit aussi complexe que celle de la Libye. À travers son projet « Renforcer la cohésion locale en Libye : une voie vers une paix durable », Interpeace cherche à renforcer les capacités de résilience locale pour une paix durable et à contribuer au développement d'un environnement local pour la stabilité et la croissance future en Libye. Près de 30 communautés bénéficient du programme.
Au cours des dix dernières années en Libye, Interpeace a développé et accompagné un réseau de plus de 200 « agents de changement » ou « facilitateurs de dialogue », à travers le pays, travaillant directement avec la population. Ce groupe est composé d'individus influents de tous âges, sexes et statuts sociaux. Ses membres jouent un rôle important dans la construction d'une paix résiliente en Libye de bas en haut, en veillant à ce que les communautés engagées soient équipées pour être plus résilientes aux conflits, en particulier au niveau communautaire. Cette initiative vise à catalyser la collaboration entre les communautés libyennes et avec les autorités nationales, pour établir une vision commune des priorités pour la paix à travers le renforcement des plateformes de dialogue et celuides capacités des agents de changement dans les communautés locales. Cet effort est soutenu par le ministère fédéral allemand des Affaires étrangères et le Département fédéral suisse des Affaires étrangères.
« Sur le plan pratique, j'ai été grandement responsabilisé dans ma participation sociale. Il y avait certaines activités dont je me suis tenu à l'écart, pensant qu'elles appartenaient aux spécialistes, et je n'y ai jamais participé. J'ai senti que cela [l'engagement dans l'initiative] m'a donné le courage de participer. Je restais à l'écart de ceux qui avaient des idées et des positions opposées, mais j'ai commencé à intervenir de manière positive. Si une situation difficile survient, j'essaie de trouver des solutions constructives », explique une agente de changement de Tobrouk.
Dans le cadre du programme, Interpeace met en place diverses initiatives pour rassembler des agents de changement basés dans différentes parties de la Libye et soutenir leurs efforts pour construire un environnement social pacifique. Le rassemblement le plus récent a eu lieu à Tunis du 20 au 28 juin 2021. Il a été organisé pour aider ces dirigeants et influenceurs communautaires à identifier et à résoudre les problèmes prioritaires au sein des communautés.
“« Cette expérience peut être caractérisée de deux manières : nous avons établi des relations dans toutes les villes libyennes en maintenant une communication directe. Je veux dire, maintenant j'ai des amis dans chaque ville libyenne et je peux dire que 60% de l'avantage que j'ai gagné est le fait que je connais personnellement des jeunes de toutes les villes et de différents domaines. […] Personnellement, j'ai rencontré des personnes influentes dans différentes communautés, des personnes sages et des personnes influentes dans la société civile. […] Nous savons que la méfiance peut exister entre les individus envers les organisations internationales travaillant en Libye, mais Interpeace a une approche différente – c'est une expérience particulière », explique un agent de changement de Tobrouk.” explains a male change agent from Tobruk.
Quarante personnes divisées en deux groupes ont participé à des sessions de quatre jours pour chacun d’entre eux. L’atelier a été organisé pour donner aux facilitateurs de l’Est de la Libye les compétences et les outils requis pour des dialogues communautaires adaptés à leur contexte local.
« Je suis timide – même quand j'ai quelque chose à dire, je préfère rester en retrait, me taire. Je ne suis pas sociable par nature, je préfère rester à la maison. Ma participation aux ateliers […] m'a donné envie d'exprimer mon point de vue qu'il soit accepté ou non par l'autre partie. Maintenant, sur le plan social, j'ai le pouvoir de participer aux projets en cours en Libye, tels que le renforcement du rôle des femmes dans les processus électoraux, en tant qu'électrices ou en tant que candidates, ainsi qu'au niveau de la réconciliation nationale », explique une femme agente de changement d'Al-Baida.
Ce travail est essentiel avec les changements actuels qui ont lieu dans le contexte politique sensible de la Libye et à l'approche des élections dans lesquelles les communautés joueront un rôle clé.
“The role of the change agents will be critical in the eventual implementation of a political agreement in bringing public support, particularly among civil society, who are likely to be key champions of any peace outcomes negotiated. The sustainability of a political solution will be dependent on a shared societal agreement about what peace means and what it entails, but also community engagement –going beyond simple outreach - as an actual process of inclusion in the implementation to ensure sustainable peace,” concluded Renée Larivière, Senior Director for Programme Management at Interpeace.
Public policies and arrangements managing the use of land in Côte d'Ivoire now need inclusive collaboration between authorities and populations to settle longstanding issues and prevent conflicts concerning land in rural areas, says recommendations from a broad consultative process facilitated by Interpeace and partner Indigo Côte d'Ivoire. These recommendations have come at the end of a 26-month project that worked to strengthen sustainable and inclusive governance of the State-led land tenure and conservation process in the country. The participation in rural land management project, known by its French acronym PAGEFOR, was concluded during a national forum of all stakeholders held in the main city Abidjan on 31 March 2021.
« La conduite de politiques publiques touchant aux enjeux fonciers peut être source de blocages et de conflits. Au-delà des opportunités économiques qu’elle procure, la terre est intimement liée à l’identité et au statut des communautés qui y vivent. Dans ce contexte, changer les règles régissant l’exploitation d’une forêt, déloger des populations d’aires protégées ou cadastrer les frontières d’un village peut bouleverser un ordre social établi et être source de craintes et résistance. » explained Margaux Pimond, Programme Manager at Interpeace Côte d'Ivoire.

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Recent policies implemented to preserve classified forests and to map the demarcation of village territories have caused misunderstandings and tensions in some rural communities in Côte d'Ivoire. Low levels of knowledge about the policies and limited dialogue around the implementation processes have generated mistrust and made it difficult for communities to collaborate, hence creating a serious problem for technical agents to access communities and do their work.
"Avant, nous pensions que la politique de l'État était de nous enlever nos terres et qu'après la délimitation, nous n'aurions plus accès à nos terres", a déclaré Dosso Metogba, président des jeunes de la communauté de Massala-Assolo.
Considering these challenges and their consequences to peace and social cohesion, Interpeace and Indigo Côte d'Ivoire designed and implemented the PAGEFOR project with the goal to improve understanding and ensure that these tensions are managed collaboratively. The project received financial support from the European Union and targeted specific areas in the country.

Photo credit: INDIGO
Dans le cadre de ce projet, nos équipes ont mené une étude participative sur les obstacles à la mise en œuvre pacifique des processus de préservation et de délimitation des villages. Les résultats ont permis de créer des cadres de collaboration avec les membres des communautés, les autorités locales et les agents techniques afin de relever ensemble ces défis par le dialogue et la coopération.
Together, members of the collaboration framework supported communities and all relevant stakeholders; improving their understanding and management of the dynamics linked to the preservation of classified forests and protected areas in western Côte d'Ivoire. They conducted a series of information sessions on the objectives and legal frameworks surrounding those processes and facilitated dialogue around their concrete implications for local populations.
"Nous avons été sensibilisés par le passé, mais nous avons mal compris. C'est après une activité organisée à Barata par Indigo que nous avons compris [correctement] et que nous avons été convaincus. On nous a expliqué ce que signifie la délimitation, ce qu'elle nous permet de faire et ce qui se passera dans le cas contraire. C'est ce qui nous a conduit à créer un cadre de collaboration avec tous les membres de la société", a expliqué le président de la jeunesse de Massala-Assolo.
Le projet a également doté les cadres de collaboration des capacités dont ils ont besoin pour identifier les signes avant-coureurs, prévenir ou arbitrer tout conflit, notamment les conflits fonciers et ceux spécifiquement liés aux processus de préservation et de délimitation des territoires de village.
"Through the collaboration frameworks and the peace committees that we have set up, I can say that in the two villages I haven't had a dispute for over a year. The communities themselves have mechanisms, they settle the issues and report back to me. If we could put this mechanism in all the villages to manage conflicts, we would breathe, " a déclaré Henri Blé Guédé Nahounou, administrateur local à Guiglo.
Through this project, Interpeace and Indigo Côte d'Ivoire have strengthened collaboration between the different actors, improved the inclusivity and sustainability management of the issues in contention, and contributed to social cohesion and peace.
Parmi les autres recommandations, figure la nécessité de toujours mener une analyse participative initiale des enjeux économiques, sociaux et politiques liés à la préservation et à la délimitation des villages dans les communautés ciblées. Ce processus donnera aux membres de la communauté et aux autorités locales l'occasion d'exprimer leurs préoccupations et de clarifier ce qui est faisable dans le cadre de la loi. Le projet propose également que les processus et les outils de sensibilisation soient revus pour être plus didactiques et interactifs, afin de promouvoir une compréhension partagée des objectifs et du cadre légal, institutionnel et opérationnel des politiques de gestion de la conservation et de la délimitation des frontières villageoises.

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En outre, il est recommandé d'identifier, de mettre en œuvre et de promouvoir par le dialogue des solutions conjointes et spécifiques au contexte. La mise en place des cadres de collaboration, c’est-à-dire des cadres informels d’échanges, inclusifs et participatifs entre leaders communautaires, traditionnels et autorités administratives, pourraient contribuer à prévenir ou gérer les différends liés aux processus de préservation et de délimitation des villages, et autres types de conflits. L'amélioration de la communication entre les populations et les agents techniques sur le terrain, ainsi que le renforcement des mécanismes de communication et de coordination entre les autorités politiques et les agences techniques concernées permettront de garantir la cohérence de l'action publique.
Suite au succès de ce projet, Interpeace plaide pour que l'initiative soit répliquée dans d'autres zones de la Côte d'Ivoire où les questions liées à la préservation et à la délimitation des villages restent très préoccupantes. Les bonnes pratiques et les recommandations du projet PAGEFOR, si elles sont reproduites ailleurs, contribueront à une gouvernance plus pacifique, cohésive et collaborative du régime foncier rural dans le pays.
Interpeace teste actuellement le mécanisme des cadres de collaboration du projet dans d'autres contextes de conflit, comme la prévention de la violence politique à Abidjan, Bouaké (centre) et Bangolo (ouest).
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Défis et opportunités pour une mise en œuvre apaisée et effective du processus de préservation des forêts classées et aires protégées en Côte d’Ivoire
Afin que la frustration causée par l'impunité croissante ne conduise pas à un cycle de violence, Interpeace a rejoint l'Institut malien de recherche-action pour la paix (IMRAP) et plusieurs organismes des Nations Unies pour lutter contre l'impunité et améliorer l'accès à la justice dans le centre du Mali.
Un nouveau projet identifiera les causes et les perceptions de l'impunité dans les régions de Mopti et Ségou au centre du Mali, mettra en place un mécanisme qui répond au besoin de justice sociale et veillera à ce que le système judiciaire soit plus efficace et bénéficie de la confiance de la population pour lutter contre l’impunité. Il facilitera également l'accès à la justice pour la population et assurera la protection des victimes.
Le projet, connu sous le nom d'« Approche intégrée pour lutter contre l'impunité et améliorer l'accès à la justice dans le centre du Mali », est une initiative de 30 mois mise en œuvre conjointement par l'IMRAP, Interpeace, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, l’Entité des Nations Unies pour l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes (ONU Femmes) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) avec le soutien financier du Fonds pour la consolidation de la paix (PBF) du secrétaire général des Nations Unies.
Un conflit violent qui s'aggrave dans les régions centrales du Mali – principalement entre les groupes armés ethniques Dogon et Peul – a rendu difficile l'instauration de la confiance et de la cohésion entre les communautés. L'incapacité du système judiciaire à demander des comptes aux auteurs de comportements violents a fait de l'impunité l'un des facteurs aggravants de la violence actuelle. Malgré cette réalité, la façon dont les lois sont élaborées et mises en œuvre au Mali a limité l'accès des victimes à la justice et nourri la méfiance à l'égard de celui-ci.
A travers ce projet, un baromètre de perception de l'impunité par la population du centre du Mali mesurera le niveau de confiance dans la justice des populations de Ségou et de Mopti où le projet est mis en œuvre.
« Baser les interventions sur des données solides est primordial pour que les acteurs clés comprennent et abordent correctement les principaux facteurs de conflit et de troubles sociaux. Le baromètre garantit que le projet et le secteur dans son ensemble peuvent être informés par des données de haute qualité sur la façon dont les communautés perçoivent leur situation en ce qui concerne l'égalité d'accès à la justice », explique la responsable du suivi, de l'apprentissage et de l'évaluation d'Interpeace Mali, Helene Bradburn.
Interpeace and IMRAP are leading the process to collect and analyse data, using an inclusive and participatory approach that will witness the active participation of the local population, relevant authorities – especially those in the judicial system - and project partners.
« Les communautés ne sont pas seulement impliquées, mais elles sont également à l'avant-garde de cette méthodologie à chaque étape ; de la conception des questions de l'enquête, à travers lesquelles les données sont collectées, à la fourniture des données elles-mêmes, et enfin à l'analyse des résultats quantitatifs », explique Mme Bradburn. explains Ms Bradburn.
En tant que première recherche du genre au Mali, le baromètre générera suffisamment de données pour éclairer le soutien apporté par les partenaires du consortium et les acteurs clés du système judiciaire formel du Mali, ainsi que pour éclairer les futures initiatives de dialogue.
« Grâce à cet outil avancé, nous pouvons développer une compréhension inégalée de la situation de la justice et de l'impunité dans le centre du Mali. En fournissant ces données aux agences et partenaires des Nations Unies, nous veillons à ce que les interventions conjointes répondent réellement aux besoins locaux et fournissent des solutions pertinentes », conclut Mme Bradburn. Concludes Ms Bradburn.
Le baromètre sera utilisé pour comprendre ce que les gens pensent du système judiciaire et les résultats seront essentiels pour influencer les décideurs au Mali.
Les jeunes ont joué un rôle important dans la promotion d'un récit qui défend la paix, la réconciliation et la guérison sociétale au Rwanda, depuis le génocide de 1994 contre les Tutsis. Les former à bien communiquer est essentiel pour s'assurer qu'ils se sentent plus responsabilisés et puissent participer activement à la construction de leur propre avenir.
Le 26 mai 2021, Interpeace et ses partenaires ont formé quelque 42 jeunes du district de Bugesera au Rwanda pour qu'ils aiguisent leurs capacités de réflexion critique et les ont dotés des compétences en communication dont ils ont besoin pour promouvoir la paix et la réconciliation.
« Les jeunes ont énormément participé au génocide de 1994 contre les Tutsis, principalement parce qu'ils n'étaient pas informés et manquaient de capacités d'analyse. Le régime au pouvoir à l'époque a profité de l'occasion pour les nourrir d'une idéologie haineuse et génocidaire », a expliqué Hugues Mugemana, formateur principal et directeur des communications de Rwanda We Want – une organisation d'autonomisation des jeunes. explained Hugues Mugemana, the lead trainer and Director of Communications at Rwanda We Want - a youth empowerment organisation.
Pendant le génocide contre les Tutsis et la période précédente, les jeunes n'avaient pas la capacité d'analyser correctement l'information. En conséquence, ils se sont nourris d'idées haineuses et génocidaires auxquelles ils ont cru sans se poser de questions. Cette situation les a exposés à des manipulations qui ont eu de graves répercussions, car ils se sont fortement impliqués dans les massacres qui ont eu lieu pendant le génocide. Cette formation à la communication était donc très importante pour les jeunes du Rwanda post-génocide afin d'éviter une répétition de ce qui a eu lieu dans le passé.
« Les médias sociaux, sur lesquels les jeunes comptent [principalement] comme moyen de communication, les exposent à de nombreuses informations, [dont certaines peuvent être préjudiciables]. Cet atelier les a aidés à analyser et à traiter de manière critique ces informations pour prendre des décisions éclairées qui diminuent leurs chances d'être manipulés dans des actions préjudiciables à eux-mêmes et à leurs sociétés », a déclaré M. Mugemana.
L'atelier a été organisé par Interpeace en partenariat avec le district de Bugesera et en collaboration avec Rwanda We Want, dans le cadre du programme pilote de guérison sociétale dans le district de Bugesera, financé par l'Union européenne (UE).
La formation répondait à l'un des objectifs du programme, renforcer la capacité des jeunes à recevoir, traiter et digérer les séquelles du génocide contre les Tutsis ; et de les transformer d'une manière positive qui les aide à gérer les traumatismes et à développer une compréhension commune pour construire un avenir pacifique et inclusif.
« Des études empiriques et des expériences antérieures ont révélé des héritages transgénérationnels du génocide contre les Tutsis. Cette formation a renforcé la capacité des jeunes à penser de manière critique et à exploiter les canaux de communication modernes pour communiquer pour la paix, avoir un impact dans leurs communautés et aider à lutter contre la désinformation », déclare le responsable de programme chez Interpeace Rwanda, Ernest Dukuzumuremyi.
Au cours de l'atelier, animé par des jeunes de Rwanda We Want, les participants ont discuté de l'importance de s'inspirer des expériences des jeunes pour communiquer plus efficacement pour la paix.
« La formation m'a doté de nouvelles compétences dont j'ai besoin dans ma vie quotidienne. En tant que communicateur actif sur les réseaux sociaux, j'ai appris comment je peux les appliquer pour promouvoir la paix, l'unité et la réconciliation », a déclaré Osée Nkurikiyimana, l'un des stagiaires.
La formation a fourni aux participants les compétences dont ils ont besoin pour promouvoir la paix et vaincre la haine et la tromperie, car ils créent un impact positif dans la société rwandaise. Le maire du district de Bugesera, Richard Mutabazi, a encouragé les représentants des jeunes à utiliser les compétences acquises lors de l'atelier pour communiquer plus efficacement et lutter contre la désinformation.
Pour sa part, le représentant d'Interpeace Rwanda, Frank Kayitare, a parlé de l'importance de bien communiquer pour prévenir les comportements violents. Il a conseillé aux stagiaires d'être confiants dans le partage de l'information mais d'en évaluer d'abord l'exactitude et la crédibilité.
L'accent a été mis sur le rôle des médias sociaux pour unir les gens, réduire la stigmatisation et les stéréotypes ainsi que faire progresser la coexistence pacifique.
Eleanor Friel, qui a représenté l'ambassadeur de l'UE au Rwanda lors de la séance d'ouverture, a félicité Interpeace et Rwanda We Want pour l'organisation de cet atelier de communication pour la paix dans le district de Bugesera. Elle a rappelé aux stagiaires que la communication est très importante dans la vie quotidienne et pour la consolidation de la paix.
Notre programme de guérison sociétale au Rwanda renforce les capacités des communautés grâce à une approche innovante et holistique pour accroître les investissements dans la santé mentale, lutter contre les traumatismes et faire progresser la cohésion sociale. Le programme est financé par l'UE à travers son instrument contribuant à la stabilité et à la paix (IcSP).

Credits: Interpeace